L'exposition Jean Paul Riopelle

Riopelle, Mémoires d'ateliers

Fusains - sculptures inédites

> Du 15 Octobre 2010 au 29 Janvier 2011

Après un premier hommage rendu au marchand d’art Philippe Cazeau à travers une présentation d’œuvres de maîtres impressionnistes et modernes, la Galerie Jean-François Cazeau consacre sa deuxième exposition à des œuvres inédites de l’artiste canadien Jean Paul Riopelle.

L’exposition « Riopelle, Mémoires d’ateliers » s’inspire d’une première série de photographies prises vers 1969-70 à la fonderie de Meudon, et d’une seconde réalisée dans l’atelier de l’artiste à Saint-Cyr-en-Arthies, dans le Val d’Oise, vers 1977-78.
C’est à la fonderie de Meudon que Jean Paul Riopelle a modelé, autour de 1969-70, un grand nombre de sculptures à sujet pour la plupart animalier – tel le fameux hibou – dont certaines seront reprises comme éléments constitutifs du plâtre polychrome monumental La Fontaine. Sont présentées pour la première fois les fontes d’une quinzaine de ces sculptures, réalisées en 2010.
Vient compléter cette présentation une sélection inédite de fusains réalisés en 1976, soit une année avant la série exclusivement travaillée en noir et blanc des Iceberg, entreprise au retour d’un voyage dans le Grand Nord et achevée dans l’atelier de Saint-Cyr.

Hors des sentiers battus, cette exposition révèle la diversité des matériaux et des techniques mis en œuvre par Riopelle, qui ne faisait pas de distinction entre peinture et sculpture, chaque discipline nourrissant l’autre. Et si ses premières sculptures remontent au début des années soixante, c’est dès l’enfance que Riopelle a  développé son goût pour le modelage, au gré des matériaux disponibles : neige tout d’abord, terre crue et cire ensuite. L’on retrouve ce goût pour la liberté et la spontanéité offertes par le modelage dans cet ensemble de sculptures, qu’elles soient figuratives ou plus abstraites : celui-ci engage l’artiste dans un rapport direct avec la matière, avec la nature, fondement même de son art : « c’est la main directement qui transmet ses impulsions à la terre ».

De la même manière, le fusain est choisi pour la spontanéité et la sensibilité qu’il offre à l’artiste, donnant à certains dessins le caractère d’esquisses ou d’études de paysages. Ces fusains tirent leur force de la coexistence d’éléments contraires, entre tension et équilibre.
Cette subtile réduction au noir et blanc éclaire d’un nouveau jour la célèbre série des Iceberg, que Riopelle achèvera dans ce même atelier en 1978.

Une monographie sera éditée à l’occasion de l’exposition.














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