Jean-François Cazeau, l’héritier
Sa galerie, inaugurée en septembre, est un fragment de Faubourg Saint-Honoré en plein Marais : lumières parfaites, moquettes épaisses, silence religieux. La qualité des œuvres est muséale. Se succèdent un Soulages des années 1950, un beau Odilon Redon, un Chagall bien russe, des sculptures de Germaine Richier... On retrouve l’esprit qui régnait à la galerie Cazeau-La Béraudière, avenue Matignon. Jean-François Cazeau y a travaillé quinze ans aux côtés de son oncle, Philippe Cazeau, marchand d’art fort respecté, disparu en 2007. « J’ai le privilège d’avoir été formé par l’un des plus grands marchands du monde », reconnaît-il. Il avait 14 ans quand son père spirituel, qui lui inculqua ce qu’il savait « de façon quasi-militaire », lui offrit sa première œuvre : une lithographie d’André Masson des années 1940. Jean-François Cazeau vole désormais de ses propres ailes, fidèle à une règle qu’il a faite sienne : « Je travaille comme un collectionneur. Je présente ce que j’aime ». A. C.
Galerie Jean-François Cazeau – 8, rue Sainte-Anastase, 75003 Paris (01 48 04 06 92).
Légende : Jean-François Cazeau (©Luis Gonzalez).
