Victor Vasarely Hungarian-French, 1906-1997

Vue d'ensemble

Victor Vasarely est considéré comme l’un des principaux fondateurs de l’art cinétique et de l’Op Art. Formé en 1929 au Mühely de Budapest, école inspirée du Bauhaus, il y découvre les principes de l’abstraction et du constructivisme, qui marqueront durablement son œuvre.

Installé à Paris, il expose dès 1944 à la galerie Denise René, haut lieu de l’art cinétique, où il côtoie notamment Duchamp, Calder, Tinguely et Agam. Il développe progressivement une conception de l’art fondée sur le mouvement, la géométrie et l’interaction visuelle. Dans les années 1950-1960, il élabore son « Alphabet plastique », constitué de formes géométriques et de couleurs combinables à l’infini.

Sa participation en 1965 à The Responsive Eye au Museum of Modern Art de New York consacre son rôle majeur dans l’Op Art. 

Oeuvres
  • EG-2
    Victor Vasarely
    EG-2, 1965
    Acrylic on canvas
    160 x 160 cm
    63 × 63 in
    Hand-signed by artist, Signed on the center Counter-signed, titled and dated on the reverse
Biographie

« L’avenir se dessine avec la nouvelle cité géométrique, polychrome et solaire. L’art

plastique y sera cinétique, multidimensionnel et communautaire; abstrait à coup sûr et

rapproché des sciences. » - Victor Vasarely

Inventeur de l’art cinétique, l’oeuvre de Victor Vasarely occupe un moment singulier dans l’histoire de l’art du XXe siècle. Accédant à la notoriété de son vivant, il se distingue dans l’art contemporain par la création d’une nouvelle tendance : l’art optique.

 

En 1929, il entre au Muhëly, connu comme étant l’école du Bauhaus de Budapest. Cette école, créée par Alexandre Bortnyik sur le modèle du Bauhaus de Dessau, reprenait les enseignements dispensés en Allemagne par des artistes comme Walter Gropius, Wassily Kandinsky, Paul Klee ou Josef Albers. L’influence de l’enseignement du Bauhaus sera considérable dans l’œuvre de Vasarely, qui s’initie aux principes de l’art abstrait et du constructivisme.

 

Vasarely a la révélation véritable que « la forme pure et la couleur pure peuvent signifier le monde… ». Les bases d’un alphabet plastique universel, d’un art modulaire, combinatoire, et accessible à tous sont déjà posées. En 1944, l’artiste exposé pour la première fois à la galerie Denise René à Paris, qui deviendra le berceau de l’Op Art er de l’art cinétique. Il expose avec des artistes tels que Duchamp, Man Ray, Calder, Tinguely, ou Agam, menant des recherches autour du thème du mouvement. En 1955, dans son Manifeste Jeune, Vasarely énonce la notion de «plastique cinétique». Les années ’60 voient la couleur exploser chez l’artiste, avec la série «Folklore planétaire» : L’unité plastique est reprise « composée de deux éléments géométriques qui s’emboîtent l’un dans l’autre, se combinent, se permutent. » Avec ces unités bicolores, aux tons puissants ou contrastés, le plasticien invente son Alphabet Plastique qui concrétise une idée datant du début du siècle chez les artistes abstraits, celle de dégager une méthode qui permet la création d’un langage universel compréhensible par tous.

 

Cet alphabet plastique va devenir le point de départ d’un art collectif. Par le jeu des combinaisons et des permutations, une multitude de propositions devient possible en combinant les formes et les nuances des gammes définies par le plasticien.

 

« L’avènement en art plastique d’une combinatoire de cette envergure offre un outil

ayant un caractère universel, tout en permettant la manifestation de la personnalité

comme celle des particularismes ethniques. » Dans cet art combinatoire les éléments

peuvent être codifiés ou programmés. Vasarely utilise les nouvelles techniques et

technologies pour diversifier et composer des œuvres à l’infini. Ainsi les éléments

peuvent être préfabriqués en utilisant des procédés industriels, les œuvres seront

monumentales intégrées à l’architecture et à notre environnement urbain.

 

En 1965, il participe à l’exposition « Responsive Eye » au Musée d’Art Moderne de New York, consacré à l’Art Optique. Ce mouvement s’attache à suggérer le mouvement sans jamais le réaliser véritablement. Il institue de nouvelles relations entre les spectateurs et l’œuvre en provoquant la participation active de celui qui regarde. Le spectateur est libre d’interpréter l’image en autant de situations visuelles qu’il pourra en concevoir. Par le succès dont bénéficie cette tendance nouvelle, la presse et le public consacrent Vasarely, comme l’inventeur de « l’art optique ».