Leonor Fini Française - Italienne, 1908-1996

Vue d'ensemble

Côtoyant le milieu intellectuel depuis son enfance, Leonor Fini développe une oeuvre riche et singulière, à la croisée de différents mouvement, sans recevoir pour autant d'étiquette. Surréalisme, fantastique, symbolisme se retrouvent indistinctement dans les oeuvres de Fini. Nourrie par la littérature, la poésie et les maîtres anciens, sa peinture est peuplée de figures féminines puissantes, sensuelles et énigmatiques. À travers un univers onirique et théâtral, Fini cherche, tout au long de sa carrière, à construire son propre « musée imaginaire ».

Oeuvres
  • Réflexion dans la fenêtre d'un train
    Leonor Fini
    Réflexion dans la fenêtre d'un train
    Encre et lavis sur papier
    27 x 22 cm
    Signée en bas à droite
  • Solomonie
    Leonor Fini
    Solomonie, ca. 1970
    Gouache et encre sur papier
    24 x 22 cm
    Signée en bas à droite
Vidéo
Expositions
Evénements
Biographie

Née à Buenos Aires, Leonor Fini a passé son enfance à Trieste, dans un milieu intellectuel, où elle a eu l’occasion de rencontrer des personnalités littéraires et artistiques telles que James Joyce, Umberto Saba et Italo Svevo. Autodidacte, elle a exposé pour la première fois à l’âge de 17 ans à Trieste, puis s’est installée à Milan, où elle a rencontré le futuriste Carrà et découvert l’École lombarde et le maniérisme italien. Ce dernier a marqué l’œuvre de Fini, qui reste difficile à classer dans un mouvement artistique, malgré ses liens évidents avec le surréalisme : toute sa vie, l’artiste a cherché à créer son propre « musée imaginaire ».
En 1931, Leonor quitta sa famille et s’installa à Paris où, l’année suivante, elle présenta sa première exposition personnelle à la Galerie Bonjean, dont Christian Dior était le directeur. À Paris, elle se lia d’amitié avec Henri Cartier-Bresson, André Pieyre de Mandiargues, Georges Bataille, Max Jacob, Paul Éluard et Max Ernst, sans pour autant jamais appartenir au groupe surréaliste. En 1936, elle effectua son premier voyage à New York où elle exposa à la galerie Julien Levy et participa à la célèbre exposition « Fantastic Art, Dada and Surrealism » au Museum of Modern Art. En 1939, elle organisa une exposition de mobilier réalisé par des artistes surréalistes tels qu’elle-même, Dalí, Meret Oppenheim et Max Ernst pour son ami Leo Castelli à la galerie René Drouin, place Vendôme.

Pour le grand public, les années d’après-guerre resteront celles de l’entrée en scène de Leonor Fini : création de masques, participation à de nombreux bals costumés, décors et costumes pour Le Palais de Cristal de Georges Balanchine à l’Opéra de Paris, Les Demoiselles de la Nuit de Roland Petit au Théâtre Marigny, L'Enlèvement au Sérail à la Scala de Milan, ainsi que pour des pièces de théâtre en collaboration avec Jean Mercure, Jacques Audiberti, Albert Camus, Jean Genet et Jean Le Poulain.
Toujours passionnée par la poésie et la littérature, Leonor Fini a illustré des dizaines d’ouvrages. Son œuvre est imprégnée de ce lyrisme et de la figure féminine : puissante, sensuelle et magique.