Auguste Herbin Français, 1882-1960
Auguste Herbin construit progressivement une œuvre qui le mène de la peinture figurative à une abstraction fondée sur la géométrie, la couleur et la simplification des formes. Après avoir expérimenté le postimpressionnisme, le fauvisme et le cubisme, il abandonne progressivement la représentation pour développer un langage plastique autonome.
À partir des années 1930, il approfondit ses recherches sur les rapports entre formes et couleurs. Il élabore ensuite, dans les années 1940, son « alphabet plastique », un système associant à chaque lettre une forme, une couleur et une note musicale. Ses compositions sont ainsi construites à partir de ces éléments, qui peuvent être combinés et répétés selon différentes configurations.
L’œuvre de Herbin se distingue par des formes géométriques simples, des couleurs franches et une organisation rigoureuse de l’espace. Derrière cette apparente simplicité se trouve un système conçu pour établir des correspondances entre les différents langages artistiques et faire de la peinture un univers indépendant de toute représentation du réel.
-
BRAFA 2024
28 Janvier - 4 Février 2024Galerie Jean-François Cazeau, located in the Marais district of Paris since 2009, builds bridges between the Modern Masters and post-war art on both sides of...Plus d'information -
PAD Paris 2023
29 Mars - 2 Avril 2023ARTISTES présentés : César Baldaccini (1921-1998), Olivier Debré (1920-1999), Max Ernst (1891-1976), Leonor Fini (1908-1996), T’ang Haywen (1927-1991), Auguste Herbin (1882-1960), Wifredo Lam (1902- 1982), Fernand Léger (1881-1955), Nicolas Lefeuvre (1975-), Sol LeWitt (1928-2007), André Lhote (1885- 1962), André Masson (1896-1987), Henri Matisse (1869-1954), Joan Miró (1893-1983), Pablo Picasso (1881-1973), Niki de Saint-Phalle (1930-2002), Tom Wesselmann (1931-2004)Plus d'information -
BRAFA 2020
26 Janvier - 2 Février 2020La Brafa est réputée pour la qualité haut de gamme des œuvres exposées, des antiquités à l’art moderne et contemporain en passant par les beaux-arts...Plus d'information
Auguste Herbin naît en 1882 et meurt en 1960. C’est un artiste français. Il est une figure importante de l’abstraction géométrique du XXe siècle. Originaire du Nord de la France, il étudie à l’Ecole des Beaux-Arts de Lille. Il s’installe à Paris au début du siècle. Proche du postimpressionnisme, il va pourtant progressivement s’intéresser aux recherches nouvelles qui émergent sur la scène artistique parisienne.
C’est dès le début des années 1900 qu’Herbin commence à privilégier la couleur. A cette époque, il participe à plusieurs reprises aux Salons des Indépendants et d’Automne.
Avec cet intérêt marqué pour la couleur, il évolue progressivement vers le fauvisme. Ensuite, à partir de 1909, il se rapproche du cubisme, notamment en cotoyant Pablo Picasso et Juan Gris lorsqu’il s’installe au Bateau-Lavoir. C’est à cette période qu’il simplifie progressivement les formes et commence à remettre en question les formes de représentation traditionnelles.
Il faut attendre la fin des années 1910 pour qu’Herbin s’engage dans une première période abstraite, notamment sous l’impulsion de son marchand Léonce Rosenberg. On voit émerger alors dans son oeuvre des formes géométriques ainsi que des reliefs polychromes associant peinture, sculpture et composition architecturale. Il atteint une forme de maturité dans ses recherches dès le début des années 1920.
Toutefois, à cette époque, il opère un retour à la figuration, en peignant notamment des paysages et des portraits, avant de revenir définitivement à l’abstraction au milieu des années 20.
Durant les années 1930, Herbin s’investit dans la défense et la diffusion de l’art abstrait.
Entre 1941 et 1943, il met ainsi au point son « alphabet plastique », un système qui lui permet de construire ses compositions à partir de lettres et de leurs équivalences visuelles et chromatiques.
Cette recherche donne naissance à des œuvres dans lesquelles les éléments géométriques sont autonomes mais organisés selon un système précis. Herbin poursuit cette démarche jusqu’à la fin de sa vie, devenant l’une des figures centrales de l’abstraction géométrique française.
Il meurt à Paris en 1960.